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Interview

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Gazette du lycée

L'un des moyens d'aborder les musiques actuelles est la critique musicale : véritable outil pédagogique, elle encourage la curiosité intellectuelle en se confrontant à des styles musicaux variés, mais aussi et surtout aiguise l'esprit critique autant que la plume des élèves.

En partenariat avec Marie Ranieri, au lycée Jacques Amyot, les lycéens de La Gazette viennent interviewer les artistes programmés, assistent aux concerts et participent aux chroniques lycéennes de l’Académie Charles Cros.

Interview de Yarol

Siham BENGRINE : D’où vient votre nom de scène : YAROL ?

YAROL : Alors, Yarol, ce n’est pas un nom de scène. En fait, c’est le nom que m’ont donné mes parents quand je suis né. Il se trouve qu’ils n’ont pas eu le droit de m’appeler Yarol parce qu’à l’époque il fallait que ce soit un prénom du calendrier. Je fais partie de ces gens français qui n’ont pas un nom français, mais moi ça a été refusé à l’état civil ! Donc mes parents m’ont appelé Stanislas à l’état civil mais ils m’ont toujours appelé Yarol. À l’école, on m’appelait Yarol ; quand j’étais petit, on m’appelait Yarol, donc on a continué à m’appeler Yarol. Mais pour mon frère qui est né en 73, Melvil, lui, ça a été accepté.

Raphaël OLYMPIO : Quelles sont tes principales sources d’inspiration ?

YAROL : Moi, mes sources d’inspiration, c’est avant tout les mélanges musicaux et les rencontres. Ce que j’ai aimé quand j’étais môme, c’était le rock’n’roll, les trucs genre Elvis, le rock’n’roll des anciens, les Stones, les Beatles, Jimi Hendrix, ACDC, tous ces trucs un peu mythiques, historiques. Mais j’aime aussi beaucoup le folk, la musique africaine, le rhythm and blues et la soul, le reggae, le punk rock. De rester dans un seul style, ça m’ennuie très vite. Ce que j’aime, c’est d’incorporer différents éléments.

Archibald SIMON : Pourquoi et comment as-tu commencé à jouer de la guitare ?

YAROL : J’ai commencé la guitare quand je devais avoir10-12 ans. Elvis Presley, je l’avais vu à la télé et j’ai eu un flash. J’ai adoré ! J’avais déjà vu des mecs jouer de la guitare à la maison, des amis de ma mère qui passaient donc j’avais déjà un peu kiffé sur la guitare mais c’était plus des guitares sèches. Quand j’ai vu Elvis Presley, je me suis dit que je voulais faire pareil. Et après, petit à petit, j’ai écouté d’autres guitaristes, des pionniers, des anciens comme Chuck Berry, Eddie Cochrane, Jimi Hendrix.

Marie RANIERI : Tu parlais de guitare. Sur scène, tu chantes et tu joues ou est-ce qu’il y aura un autre guitariste ?

YAROL : Je chante et je joue mais il y a un autre guitariste parce qu’il y a des morceaux de guitare complémentaires. Des fois, je préfère me concentrer sur le chant.

Siham BENGRINE : Comment définis-tu ton style musical ?

YAROL : C’est un mélange, un cocktail de différentes influences musicales. Moi, j’aime bien dire du « rock pour danser ». Il y a quand même une énergie rock parce qu’il y a la guitare et qu’on envoie tout. Mais le mieux, c’est quand même de danser, qu’il y ait quand même un feeling soul, funk, rhythm and blues.

Émilie BUSATO : Tu peux nous dire quelques mots sur « Boogie with you », le premier single extrait de ton futur album?

YAROL : J’avais fait une première version de ce titre qui était plus axé sur la guitare et après j’ai ajouté du synthé et j’ai trouvé l’exercice assez marrant.

Emilie BUSATO : Et pour le clip, tu as travaillé avec des proches ?

YAROL : Oui, c’était le premier clip. On a tournée ça à côté de chez moi, au Bus Palladium. C’est un ami qu’il l’a réalisé. On a fait comme si c’était un after-show. On a appelé tous les copains pour qu’ils viennent faire la fête avec nous. Mais sur le clip de « Girls » qui va sortir bientôt en décembre, je ne connaissais personne.

Archibald SIMON : Dans « Boogie with you » tu chantes en anglais et dans « Girls », le deuxième single, tu chantes en français bien que le titre soit en anglais. Comment choisis-tu la langue dans laquelle tu vas chanter ?

YAROL : J’avais vraiment envie de faire des chansons en français. Je ne suis pas vraiment auteur. J’ai du mal à écrire. « Boogie with you », c’est moi qui ai écrit les paroles. Rythmiquement, c’est plus facile de coller à cette musique en anglais. En français, c’est tout de suite plus compliqué donc j’ai travaillé avec une nana qui s’appelle Corinne sur la chanson « Girls », mais on avait le titre en anglais et on n’a rien trouvé qui ne marche aussi bien. De toute façon, c’est quand même cool de mélanger l’anglais et le français. Sur cet album il y a deux titres en français mais sur mon prochain album, j’espère qu’il y aura plus de titres en français. C’est surtout sur scène qu’il y a cette barrière de la langue quand on chante en anglais.

Raphaël OLYMPIO : Est-ce qu’il y a une explication particulière pour laquelle tu as choisi comme titre de ton prochain album le nom de ton prénom que tes parents voulaient te donner à la base mais… ?

YAROL : (rires) J’ai cherché un titre à l’album mais je n’ai pas trouvé ! En général, le nom d’un album, c’est souvent le titre d’une chanson que l’on souhaite mettre en avant. J’aurais pu mettre « Girls » mais souvent aussi le nom d’un premier album, c’est tout simplement le nom de l’artiste.

Marie RANIERI : Pourquoi avoir choisi de sortir l’album après le début de la tournée ?

YAROL : En fait, on ne sort pas l’album après le début de la tournée. On a commencé la tournée et après on sort l’album ! C’est-à-dire que l’on s’est dit que c’était bien de commencer à jouer pour préparer la sortie de l’album, pour se roder, pour faire découvrir les chansons aux gens avant que l’album ne soit sorti. L’album sort en février et nous, on aime les concerts, on aime tourner. On ne voulait pas attendre que l’album soit sorti. Et on aimait bien le challenge de justement jouer quatorze chansons que les gens n’ont jamais entendues avant. Et quand ça se passe bien, c’est d’autant plus gratifiant !

Siham BENGRINE : Tu seras en concert le 15 décembre à Arles avec Black Minou. Tu peux nous en dire quelques mots ?

YAROL : À la base avec Black Minou, notre objectif, c’était surtout de faire des reprises dans les bars. C’est mon gang !

Emilie BUSATO : Peux-tu nous parler de ta carrière d’acteur ?

YAROL : Ce n’est pas vraiment une carrière ! J’ai eu trois ou quatre rôles dans des films de copains. Par exemple avec Guillaume Canet qui a réalisé le film « Rock’n’Roll ». Mais si on m’offre autre chose qu’un rôle de musicien, pourquoi pas ?

Siham BENGRINE : Tu nous as dit avoir été inspiré par beaucoup de grandes icônes. Tu as été le guitariste de Johnny Hallyday. Comment s’était faite cette rencontre ?

YAROL : C’était justement par le cinéma ! Un copain m’avait appelé pour jouer le rôle d’un guitariste dans un film assez marrant qui s’appelle « Jean-Philippe ». Johnny jouait dans ce film. Je me suis retrouvé à jouer le guitariste dans la scène finale où il y avait un grand concert. Et puis, comme les tournages de cinéma, ça dure très longtemps, c’est toujours très long et on a beaucoup de temps à attendre, on s’est mis à parler et à jouer ensemble. Et après on s’est retrouvé 4-5 ans plus tard grâce à Mathieu Chedid et c’est à partir de là que je suis devenu son guitariste.

Propos recueillis par Siham BENGRINE, Émilie BUSATO, Raphaël OLYMPIO, Archibald SIMON et Marie RANIERI.

Interview du groupe Les 3 Fromages

Elise Saday : Comment votre groupe s’est-il formé et quand ?

Les 3 Fromages : En 2006 à Quiberon. C’est en Bretagne, dans le Morbihan, sur une presqu’île. On avait le choix entre se droguer et boire de l’alcool ou faire de la musique. Et du coup on a choisi la musique. Et voilà, ça fait douze-treize ans que le groupe existe.

Arthur Durousseau : Pourquoi avoir choisi ce nom de groupe ?

Les 3 Fromages : (rires) C’est vraiment un nom qui n’a rien à voir avec le fromage. C’était plus pour déconner comme ça et parce qu’il fallait trouver un nom. La raison, elle est un peu nulle. On avait acheté une pizza trois fromages un soir de répet. Et comme on nous pose souvent cette question, on a fait une chanson pour raconter pourquoi on avait choisi ce nom-là.

Lucas Michard : Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Les 3 Fromages : En fait, on a beaucoup composé les albums ensemble. On se pose ensemble, on prend un sujet à la con.

Arthur Durousseau : Pourquoi avoir choisi comme titre d’album « maman j’ai raté l’album ».

Les 3 Fromages : On cherchait une jaquette où il y a trois personnes dessus. On voulait que sur le visuel on apparaisse tous les trois. Et on s’est dit, et si on parodiait une affiche de film ? Donc on a cherché des affiches de films où il y avait trois personnes. On a pensé aux « Affranchis », à « Django ». Et puis on a pensé, et pourquoi pas « Maman, j’ai raté l’avion » ? Et on m’a répondu « Maman, j’ai raté l’album. »

Elise Saday : Quelles sont vos influences musicales ?

Les 3 Fromages : Elles sont assez larges mais ça reste dans le rock, plutôt du rock américain, californien, du pop punk. Au niveau des textes et de l’humour on aime bien les troupes d’humoristes, les duos d’humoristes comme Kad et Olivier et aussi les Youtubers.

Lucas Michard : Pourquoi avoir repris « C’est toi que je t’aime » des Inconnus ?

Les 3 Fromages : Parce que les Inconnus ça fait partie des références, ça a 20ans. On a voulu faire une version 2.0 en reprenant les mêmes paroles. On a eu l’aval des Inconnus qui y ont participé. Anne Roumanoff aussi est une référence.

Arthur Durousseau : Vous pouvez nous dire quelques mots sur les dates de novembre et de décembre avec Tagada Jones et Ultra Vomit

Les 3 Fromages : Alors, on est dans le même catalogue d’artistes que Tagada Jones et Ultra Vomit. On est de vieux potes depuis longtemps avec Tagada Jones et Ultra Vomit. Tagada Jones, c’est un style de musique plus véner et sérieux et Ultra Vomi, c’est plus metal. Ça va être bien et on va s’éclater. On va jouer dans des grosses salles à Lyon, Bordeaux et Toulouse. Et c’est déjà complet !

Propos recueillis par Elise Saday, Arthur Durousseau et Lucas Michard.

Live report du concert de L'Or du Commun

Ce samedi 6 octobre 2018, l'Or du commun - groupe de hip-hop composé de trois Belges, a fait trembler l'Empreinte après le passage en première partie de Doxx.

ODC, c’est un groupe de rappeur hip hop qui sait y faire avec son public. Ils communiquent, échangent, les font participer en leur demandant de chanter a cappella. Ils parviennent à créer une ambiance joyeuse, festive, notamment avec leurs blagues belges !

On peut dire qu’ils ont enflammé L’Empreinte car ils ont été acclamés par la foule qui a participé très activement à leur concert. Malgré le fait que le public ne soit pas très dense, les rappeurs ont su motiver leurs fans et leur communiquer leur joyeuse dynamique. Tout le long du concert, les trois rappeurs se rapprochaient de la fosse pour être au plus près de public. L’entente complice était manifeste entre Swing, Loxley et Primero qui échangeaient très souvent des regards et accompagnaient le rap de leurs partenaires avec des gestes ou de la danse même s’il leur arrivait parfois de se taquiner.

Swing, poussé par Loxley et Primero, nous a interprété son titre « Cercle ». Ils nous ont offert un medley de leurs compositions ainsi que leurs titres les plus emblématiques comme « Léon », « 1000 » ainsi qu' « Appolo » qui, même sans la présence de Roméo Elvis, a reçu une véritable ovation. Après une dernière réclamation des spectateurs, l'Or du commun est parti après nous avoir une dernière fois fait donner de la voix sur « Sur ma vie ».

Jusqu'à maintenant L'or du Commun s'est produit dans différents pays. Tout d'abord en Belgique, leur pays d'origine, en France avec notamment une date à Paris, au Luxembourg, en Suisse et aux Pays-Bas. Le 16 novembre 2018, ce groupe belge sortira son nouvel album "SAPIENS" dont ils ont beaucoup parlé lors du concert. Ils nous ont offert plusieurs exclusivités de ce nouvel album, dont le titre « Prison Vide » qui est déjà disponible.

Live-report rédigé par Emilie Busato, Siham Bengrine, Sarah Kraine et Nina Servouze-Brunn.

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